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musée des Augustins
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Étude stylistique


Retable requin d'Enguerrand Quarton,
Musée du Petit Palais, Avignon.

Photo : A. Guerrand


Couronnement de la Vierge d'Enguerrand
Quarton, Musée Pierre-de-Luxembourg de
Villeneuve-lès-Avignon (Gard).

Photo : musée Pierre-de-Luxembourg
de Villeneuve-lès-Avignon.
On peut identifier trois influences majeures dans ce tableau : celle de la Provence et d’Enguerrand Quarton ; celle de l’Espagne, de l’Aragonais Martin de Soria ou du Catalan Jaime Huguet ; et celle des Flandres, peut-être par l’intermédiaire du Flamand André d’Ypres installé à Paris, auteur du Retable du Parlement de Paris.

L’influence de l’école provençale est sensible à travers l’intense luminosité qui simplifie les volumes monumentaux de la Crucifixion, au premier plan, et renforce le caractère aride de la végétation, à l’arrière plan. La forte saillie du thorax et le creusement de la taille du Christ sont des caractéristiques physiques que l’on retrouve chez Enguerrand Quarton.

L’expression particulièrement douloureuse du Christ, dont on voit les dents, et la tenue austère de la Vierge, dont le visage est presque entièrement caché par une coiffe rigide, évoquent l’esprit espagnol.

 


Crucifixion du Parlement de
Toulouse, détail, après restauration.

Photo : Daniel Martin.
 
Le modèle flamand est caractérisé par un goût du pittoresque et du détail : l’arrière-plan du tableau, avec ses scènes animées - l’attitude désinvolte de deux soldats allant bras dessus bras dessous, à droite - et ses constructions minutieusement rendues, est traité dans ce style qui a eu du succès dans toute l’Europe.