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musée des Augustins
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Les deux derniers repeints

Troisième repeint


Reconstitution du troisième repeint.

Réalisation : realFusio

Ce repeint, qui ne présente plus d’analogies avec les polychromies précédentes, modifie considérablement l’aspect de l’œuvre. De nouveaux motifs apparaissent et l’association des couleurs est très particulière : des bandes rouges et vertes parcourent la housse du livre et la tunique de l’Enfant. Une autre association de couleurs, par rayures ou quadrillage, orne le revers du manteau : le rouge, le vert ainsi qu’une argenture y sont posés en alternance, mais l’altération de cette couche ne permet plus d’en connaître le décor exact.

Le visage de la Vierge, très vivant, est assez séduisant ; les carnations sont de tonalité orangé pâle, les lèvres sont peintes en rouge vif, les yeux en brun sombre sont soulignés d’une ligne brune le long des paupières supérieures. Les pigments employés, et notamment le bleu de smalt, situeraient cette intervention entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.
 

Quatrième repeint


Reconstitution du quatrième repeint.

Réalisation : realFusio

La palette de ce dernier repeint, très restreinte, a recours à quatre couleurs seulement : blanc-gris, ocre jaune, bleu et brun. Il ne fait usage d’aucune feuille métallique. Sur les vêtements de la Vierge, il reprend en les simplifiant, les couleurs de la polychromie originale: robe bleue, manteau blanc et, sur la doublure, un jaune qui remplace l’or. Les carnations gardent une tonalité orangé soutenu, les yeux sont brun-noir, la pupille ne se distingue plus de l’iris. Les sourcils, brun clair, se sont beaucoup épaissis et ils se prolongent jusqu’à l’arête du nez, ce qui tend à durcir les traits du visage.

Seul ce repeint recouvre des accidents survenus sur la pierre, notamment la cassure de l’extrémité du nez, qui n’a pas été complétée avant d’être repeinte.

Du bleu de Prusse a été employé lors du dernier repeint. Or il est admis que ce pigment, fabriqué vers 1715, n’a été couramment utilisé dans les peintures qu’à partir de 1750. Cette identification nous permet donc de dater ce quatrième repeint de la seconde moitié du XVIIIe siècle.