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Étude comparative

Comparaisons : Nostre Dame, une Adoration des Mages ou un monument funéraire ?

Les comparaisons avec deux groupes sculptés, plus tardifs, ont longtemps orienté les recherches vers une Adoration des Mages. Cependant, quelques éléments évoquent davantage un contexte funéraire.


Adoration des Mages,
Eglise Saint-Nicolas, Toulouse.

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Adoration des Mages,
Cathédrale de Lavaur (Tarn).

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Stèle de Jean Dubos et Catherine Bernard,
cathédrale de Tournai.

Image d'archives
 
La Vierge à l’Enfant du tympan de l’église Saint-Nicolas de Toulouse a un aspect juvénile et tient l’Enfant orienté vers la droite comme Nostre Dame de Grasse ; elle porte aussi une légère couronne, et l’Enfant est potelé et bien proportionné.

La comparaison avec la Vierge du tympan de la cathédrale Saint-Alain (Lavaur, Tarn) est peut-être plus pertinente encore, par le traitement de ses drapés, amples, dynamiques et très creusés.

Mais si ces analogies semblent indiquer que les auteurs de ces œuvres ont eu l’occasion de voir Nostre Dame de Grasse, ils n’ont pas reproduit sa principale originalité : les orientations opposées de la mère et de l’Enfant ; les œuvres n’ont pas non plus la même finesse de modelé.

Cette composition, en revanche, se trouve fréquemment employée dans l’art parisien à partir de la fin du XIIIe siècle, avant sa plus large diffusion un siècle plus tard. La Vierge et l’Enfant, dont les regards divergent, sont alors entourés de saints personnages ou de donateurs.

De surcroît, l’inscription Nostre Dame de Grasse suggère un appel à l’intercession de la Vierge qui serait particulièrement cohérent dans un contexte funéraire, contexte pour lequel Nostre Dame a peut-être été commandée.