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musée des Augustins
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Étude stylistique


Nostre Dame de Grasse,
détail du visage de la Vierge,
après restauration.

Photo : Daniel Martin
La sculpture toulousaine du début du XVe siècle est peu connue. Très peu d’œuvres ont été conservées. En revanche, la sculpture régionale ultérieure se ressent nettement de l’influence de Nostre Dame de Grasse, jusque vers 1520.

Les traits caractéristiques que l’on peut discerner dans cette œuvre traduisent des sources communes aux grands foyers artistiques de l’époque (bourguignon, bourbonnais ou languedocien) mais nous renseignent peu sur son auteur. Ce sont, par exemple, le goût pour d’amples drapés, des vêtements doublés de fourrure, ou de blondes chevelures traitées avec des petits crochets …


Attribué à un sculpteur de la région
toulousaine, Vierge à l'Enfant,
après restauration.
Eglise de Gommecourt (Yvelines).

Photo : Restaurateurs
 
Le traitement, à la fois très fouillé et d’une grande souplesse, des drapés de la robe et du manteau est particulièrement remarquable. Le visage au modelé extrêmement délicat, son petit menton rond, l’expression triste et rêveuse des yeux et de la bouche d’une Vierge qui semble déjà avoir la prémonition de la Passion, sont vraiment caractéristiques des visages de la sculpture de la région, dont Nostre Dame semble avoir fourni le prototype souvent repris, mais rarement égalé.