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musée des Augustins
Mairie Toulouse
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La restauration des collections,
une mission essentielle du musée

Depuis 1995, la Ville de Toulouse, avec une participation pour moitié du ministère de la culture et, parfois, avec le soutien de mécènes – c’est ici le cas avec l’opération de la fondation BNP Paribas à l’égard de Nostre Dame de Grasse –, consacre un important budget à la conservation et à la restauration des collections du musée des Augustins.


Restauratrices au travail sur Nostre
Dame de Grasse
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Photo : Daniel Martin
En dix ans, ce sont quelques six cents œuvres, sculptures et surtout peintures, qui ont été l’objet d’interventions plus ou moins poussées, toutes d’abord guidées par le souci d’assurer une meilleure conservation des œuvres pour les générations futures

Le musée a déjà eu l’occasion de montrer, lors de précédentes expositions consacrées à ses collections permanentes (Réservé au public, Cent ans de sculptures, Palettes italiennes, Le Nord en lumières), une partie de ce travail mais le propos de ces expositions était avant tout celui de l’histoire de l’art, et non celui de la restauration.

Polychromies secrètes souhaite rendre compte à la fois du résultat – spectaculaire – de plusieurs années de travail, mais aussi des méthodes mises en œuvre pour y parvenir.

Celles-ci sont, peu ou prou, les mêmes pour les différents types d’objets qui constituent les collections du musée. Une première étape, longue et fastidieuse, consiste à dresser un état sanitaire sommaire de la collection, souvent à l’occasion de l’opération de récolement des collections permanentes. Sur cette base, des constats d’état établis par des restaurateurs viennent préciser le degré et la nature des altérations dont souffrent les œuvres.

La décision d’intervention et la nature de celle-ci sont déterminées en fonction de nombreux critères :

La décision d’intervenir étant prise, le musée procède à une mise en concurrence, sur la base de propositions détaillées, qui sont examinées et classées en fonction de la qualité et de la pertinence de l’intervention proposée et en fonction du coût.

N’interviennent sur des œuvres conservées dans des musées de France que des restaurateurs expérimentés issus de formations reconnues ou ayant été habilités par le biais de la validation des acquis professionnels. Le choix du musée est ensuite discuté au sein d’une commission scientifique régionale.