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Un art gothique tardif


Détail de Nostre Dame de Grasse,
après restauration.

Photo : Daniel Martin


Détail de la Crucifixion du Parlement,
après restauration.

Photo : Daniel Martin
La seconde moitié du XVe siècle dans laquelle se situent nos deux œuvres, est une époque de transition entre la période gothique et la Renaissance.

L’adjectif gothique désigne d’abord un style architectural, celui des cathédrales, qui s’est développé en Ile-de-France vers 1140. L’appellation, inventée par les artistes de la Renaissance en référence aux Goths, ces barbares qui avaient ignoré l’art classique, était à l’origine péjorative.

L’art gothique, au XIVe siècle devient un art de cour, raffiné et précieux. Les sujets religieux s’humanisent tandis que les sujets profanes se multiplient. Au XVe siècle, l’élégance presque irréelle des formes et la profusion décorative de cet art sont contrebalancées par un nouveau souci de réalisme, à la manière flamande, et la découverte de la perspective, apport de la Renaissance italienne.

Notre-Dame de Grasse appartient bien à ce style gothique tardif. Le style de la Crucifixion du Parlement de Toulouse est plus difficile à définir : la perspective n’est pas maîtrisée au niveau de la croix et des prie-Dieu des donateurs, mais le paysage est traité en profondeur, les personnages, en volume, et le raccourci du cheval blanc, au centre du panneau, est remarquable ; par ailleurs, les visages du Christ et de saint Jean sont très individualisés.